EMPIRE MAYA
JUNGLE MORTE

Tel est le surnom de la jungle de la péninsule du Yucatan au Mexique. C'est dû au fait que celle-si paraisse quasi parfaitement rectiligne, avec ses arbres de la même hauteur, les rayons du soleil passant difficilement à travers les branches dépourvues de feuilles pour certaines, on aurait tendance à penser que cet environnement hostile n'est reservé qu'a la faune mexicaine, refusant avec fermeté l'accès aux êtres humains.

 

Mais qu'en est-il en réalité ? Cette nature verrouillée etait-elle surmontable pour un peuple osant braver les éléments ? La réponse résonne bien sûr par l'affirmative dans votre esprit, car vous aviez déjà certainement entendu parler de ces incroyables bâtisseurs nous ayant laissé de remarquables connaissances encore utilisées avec soin de nos jours.

 

Plongeon-nous ensemble dans ces vastes forêts impénétrables, longeons les côtes de la mer des Caraïbes, effleurons le temps de quelques instants cette lointaine culture qui recèle encore bien des mystères : La civilisation Maya

EDIFICATEURS

La période du peuple Maya antique s'étend sur environ 4000 ans, aux alentours de 2600 ans avant j.c. jusqu'en 1500 de notre ère.

 

Au contact d'autres civilisations plus anciennes comme les Olmèques, ils développèrent des connaissances très élaborées dans plusieurs domaines : celui des mathématiques, de l'écriture, de l'astronomie et principalement, de la construction. A propos du dernier, ils privilégièrent le calcaire qui est assez facile à trouver et à amasser dans la région, ils l'utilisèrent pour bâtir bon nombre d'édifices très massifs en l'honneur de leurs dieux, comme le signe distinctif de leur empire  : Les pyramides à degrés.

 

La plus célèbre et la plus impressionnante porte le nom de Kukulkan ( en hommage au dieu du même nom, son rôle divin étant celui de la résurrection et de la réincarnation ), et se trouve sur le site de Chichén Itza au nord de la péninsule du Yucatan. La structure est une véritable œuvre d'art, nul besoin d'être un fin architecte pour s'en rendre compte, car d'un simple coup d'œil l'on peut apercevoir que celle-ci est parfaitement symétrique. Chaque côté de la pyramide dispose de 91 marches et si l'on rajoute celle du petit temple culminant au sommet cela nous en donne au total 365, qui correspond donc au nombre de jours d'une année, témoignant d'un intérêt certain pour le temps qui s'écoule, en lien bien sûr avec leurs observations scrupuleuses des astres.

 

Un phénomène pour le moins original se produit à chaque équinoxe : dû a son emplacement d'une précision extrême par rapport au soleil, l'escalier principal ( reconnaissable aux têtes sculptées du dieu Kukulkan figurant à chacune de ses extrémités ) se pare d'une zone d'ombre avançant délicatement, ce qui a pour effet de dévoiler l'échine du dieu ressemblant à celle d'un dragon se mouvant, montant et descendant les marches de son temple si sacré.

Tel est le surnom de la jungle de la péninsule du Yucatan au Mexique. C’est dû au fait que celle-ci paraisse quasi parfaitement rectiligne, avec ses arbres de la même hauteur, les rayons du soleil passant difficilement à travers les branches dépourvues de feuilles pour certaines, on aurait tendance à penser que cet environnement hostile n'est réservé qu'a la faune mexicaine, refusant avec fermeté l'accès aux êtres humains.

 

Mais qu'en est-il en réalité ? Cette nature verrouillée était-elle surmontable pour un peuple osant braver les éléments ? La réponse résonne bien sûr par l'affirmative dans votre esprit, car vous aviez déjà certainement entendu parler de ces incroyables bâtisseurs nous ayant laissé de remarquables connaissances encore utilisées avec soin de nos jours.

 

Plongeons- nous ensemble dans ces vastes forêts impénétrables, longeons les côtes de la mer des Caraïbes, effleurons le temps de quelques instants cette lointaine culture qui recèle encore bien des mystères : La civilisation Maya.

  éDIFICATEURS

La période du peuple Maya antique s'étend sur environ 4000 ans, aux alentours de 2600 ans avant j.c. jusqu'en 1500 de notre ère.

 

Au contact d'autres civilisations plus anciennes comme les Olmèques, ils développèrent des connaissances très élaborées dans plusieurs domaines : celui des mathématiques, de l'écriture, de l'astronomie et principalement, de la construction. A propos du dernier, ils privilégièrent le calcaire qui est assez facile à trouver et à amasser dans la région, ils l'utilisèrent pour bâtir bon nombre d'édifices très massifs en l'honneur de leurs dieux, comme le signe distinctif de leur empire  : Les pyramides à degrés.

 

La plus célèbre et la plus impressionnante porte le nom de Kukulkan ( en hommage au dieu du même nom, son rôle divin étant celui de la résurrection et de la réincarnation ), et se trouve sur le site de Chichén Itza au nord de la péninsule du Yucatan. La structure est une véritable œuvre d'art, nul besoin d'être un fin architecte pour s'en rendre compte, car d'un simple coup d'œil l'on peut apercevoir que celle-ci est parfaitement symétrique. Chaque côté de la pyramide dispose de 91 marches et si l'on rajoute celle du petit temple culminant au sommet cela nous en donne au total 365, qui correspond donc au nombre de jours d'une année, témoignant d'un intérêt certain pour le temps qui s'écoule, en lien bien sûr avec leurs observations scrupuleuses des astres.

 

Un phénomène pour le moins original se produit à chaque équinoxe : dû a son emplacement d'une précision extrême par rapport au soleil, l'escalier principal ( reconnaissable aux têtes sculptées du dieu Kukulkan figurant à chacune de ses extrémités ) se pare d'une zone d'ombre avançant délicatement, ce qui a pour effet de dévoiler l'échine du dieu ressemblant à celle d'un dragon se mouvant, montant et descendant les marches de son temple si sacré.

 

Pyramide de Kukulcan, chichen itza

Ce n'est d'ailleurs pas la seule interaction inédite que l'on peut observer chez ces experts bâtisseurs. A l'entrée du site archéologique d'Uxmal, la pyramide imposante du magicien (ou du devin) se dresse de toute sa splendeur en guise d'introduction à la visite, comme si elle nous invitait à découvrir son secret dans le but de nous épater. A première vue, mise à part la puissance que dégage ce colosse, tout semble anodin. Mais quelques instant plus tard, je fus stupéfait de constater que lorsque je tape dans mes mains, la pyramide communique !


Grâce à un ingénieux système de dispositions des bâtiments d'Uxmal ainsi que de l'architecture toute particulière de celle du magicien, le son de mes mains s'entrechoquant, "rebondit" contre les parois, faisant retentir une sonorité distordue rappelant précisément le cri d'un oiseau vénéré par les Mayas s'appelant Quetzal.

 

Cette singularité était en fait utilisée par le prêtre ou le roi, pour rassembler le peuple aussi vite que possible, le son se diffusant perceptiblement à chaque recoins de la cité.


Comment ne pas rester pantois face à tant d'ingéniosité ?

 

Il ne fait aucun doute que nos ancêtres sud-américains disposaient d'un savoir dépassant l'entendement. 

INFRAMONDE

Le sol calcaire très poreux de la péninsule du Yucatan fut façonné au fil du temps en raison de nombreuses étapes d'érosion, ce qui créa différentes cavités souterraines un peu partout que l'on appelle : Cenotes. Le sol friable absorbant facilement l'eau, s'effondre et laisse apparent un trou béant ou plus subtil, à l'exemple d'une brèche ( Cela dépend bien sûr de l'épaisseur du sol ), rempli d'eau salée provenant soit de la mer soit d'une galerie immergée d'eau douce déjà présente. On en compterait dans l'actuel Mexique environ 10 000.

 

Pour les Mayas, ces puits naturels étaient une porte d'accès vers un monde sombre et lugubre nommé "Inframonde" ou encore "Xibalba". Certains cenotes étant particulièrement profonds, comportent des centaines de boyaux étroits pourvus de longueurs variant de quelques mètres à plusieurs kilomètres, donnant libre court à toutes sortes de mythes plus étranges les uns que les autres : le monde inférieur dispose de 9 niveaux, chacun dirigé par un seigneur de la nuit plus ou moins cruel. Selon le Popol Vuh ( manuscrit Maya remontant aux origines de leur mythologie ), les jumeaux Hunahpu et Xbalanque défièrent les seigneurs pour venger la mort de leur père assassiné quelques temps plus tôt.

 

Malheureusement, Xbalanque fut décapité par le Dieu chauve-souris Cama Zotz durant une épreuve, mais Hunahpu réussit à lui recoller la tête, ce qui sidéra les seigneurs, se découpant dans la foulée pour se reconstituer à leur tour. Se rendant compte à contrecoup que le pouvoir de reconstitution leurs était étranger, Hunaphu et Xbalanque, la vengeance accomplie, montèrent vers le ciel tout en se dématérialisant, devenant ainsi le soleil et la lune.

 

Au-delà de l'histoire folklorique, l'interprétation est intéressante : Les jumeaux partent dans le monde souterrain ( la nuit est donc sans fin ) et lorsqu’ils réapparaissent, ils permettent aux astres de luire à nouveau au détriment de leurs vies.

 

Histoire d'assombrir toujours un peu plus le tableau que l'on se fait des traditions Mayas, les cenotes furent également des lieux sacrificiels. En période de grande sécheresse ( les Mayas dépendant énormément de la culture du maïs dans le but d'assouvir leurs besoins en nourriture ),  ils sacrifiaient un prisonnier de haut rang ou un volontaire ( ! ) par décapitation, le corps jeté dans la cenote afin de nourrir le dieu Kukulcan du sang de la victime. Le dieu ainsi repu pourra ensuite invoquer les éléments, en l'occurrence dans ce cas bien précis, faire pleuvoir.

 

Le sang avait une valeur inestimable à leurs yeux vu que les dieux en exigeaient régulièrement. Ils n'était pas rare d'en donner sous forme de libations : le peuple ainsi que le roi se perçaient la langue et les oreilles à l'aide d'un aiguillon de raie pastenague afin de faire couler le précieux liquide sur des bandes de papier en écorce, qui seront ensuite offertes gracieusement au dieux. Il est de coutume d'user de cet acte d'adoration plusieurs fois par jours durant de nombreux mois avant certaine célébrations importantes, afin de les combler.

 

Et les croyances Mayas mettent en scène plus de 200 Dieux ! Certains font littéralement froid dans le dos, comme par exemple celle que l'on nomme Ixtab. Considérée comme la déesse des suicides par pendaison, qui une fois l'acte morbide accompli, accompagne et guide l'âme du suicidé jusqu'au paradis faisant office de psychopompe au passage. Autant dire que leur rapport à la vie et à la mort était omniprésent ; mort ou vivant, l'état importait peu tant qu'ils avaient l'approbation des dieux, craignant révérencieusement leur courroux. 

 

POUVOIR

Roulant prudemment avec ma voiture dans la réserve de la biosphère Maya qui se situe près de la frontière avec le Guatemala, j'essaie tant bien que mal d'apercevoir à travers ces denses arbustes quelques animaux propres à la jungle Yucatan, avec un soupçon d'espoir de me retrouver nez-à-nez avec un jaguar. Finalement il n'en sera rien, mais le long de ces sauvages 80 kilomètres, je pus quand même observer quelques oiseaux multicolores ainsi qu'une silhouette semblable à une espèce d'autruche, certainement endémique à cette région incroyablement variée, tandis que les cris puissants des singes hurleurs dans le lointain m'accompagnent jusqu'à ma curieuse destination. Le moteur de ma voiture cesse de ronronner. L'excitation est à son comble, me voici enfin en plein territoire Maya, au seuil d'une cité autrefois resplendissante grouillant à l'époque de plus de 50 000 âmes : Calakmul.

Calakmul : structure 2 / 45 m de hauteur

L'empire était organisé de manière à accueillir un souverain par région, ce qui avait la particularité de densifier la gestion de ces cités-états, mais qui malheureusement pouvait également le fracturer à cause de l'orgueil des gouverneurs qui se livraient des guerres sans merci, ce fut le cas entre les deux superpuissances de l'époque : Tikal et Calakmul.

 

Les guerres n'étaient pas seulement sanglantes, mais tout aussi spirituelles, la construction de structures mégalithiques plus imposante les unes que les autres en l'hommage des dieux devinrent la norme pour affirmer leur pouvoir. Pour prendre un exemple concret, la structure que vous pouvez observer sur la photo ci-dessus n'est pas une seule et même pyramide, mais en réalité 7. A chaque période d'occupation, les Mayas recouvraient d'une nouvelle couche de pierre celle déjà existante ce qui donna naissance a de géantes structures aux fondations monumentales. En plus du travail de titan que cela devait être, il fallait amasser une quantité de pierres phénoménales pour chaque couche en même temps que de réutiliser les anciennes qui finalement, se faisaient enrober par la nouvelle.

 

Certains conflits pouvaient se résoudre par l'intermédiaire d'un jeu de balle appelé Ulama ou les participants de deux équipes se faisant face, devant se renvoyer une balle en caoutchouc d'environ 3kg avec comme seule partie du corps les hanches, coudes et fesses sans que celle si touche le sol, comme au volley-ball en somme. A défaut de pouvoir utiliser les pieds ou les mains, le jeux devait être d'une difficulté sans nom, le but ultime étant de faire passer la balle dans le trou d'un des deux anneaux se trouvant accrochés au mur délimitant le terrain. Chose quasiment impossible au vu du faible diamètre de ceux-ci ! Ce serait comme vouloir faire passer un ballon de foot de 70 cm de circonférence dans un trou d'une centaine de cm disposé en hauteur sans l'aide de nos membres… Autant dire que pour les plus impatients d'entre nous, il y aurait de quoi s'arracher les cheveux.

 

 

 

 

Anneau du jeu de pelote

Ces guerres intestines mirent à mal le monde Maya, mais ne les empêchèrent pas de devenir d'incroyables sculpteurs ayant le souci du détail. Bon nombre de magnifiques stèles, de portes ornementales, de murs finement décorés ont été découverts comportant de minutieux motifs retraçant les évènements marquants de la vie des souverains comme des scènes de vie du quotidien ou encore celles de célébrations de victoires remportées lors de batailles.

 

Un des dessins les plus sophistiqués ayant été retrouvés se situe à Palenque ( État du Chiapas à l'ouest du Yucatan ), sur la dalle du dessus de la tombe du roi Pakal, où l'on peut observer la finesse des gravures représentant le seigneur positionné sur un autel, les mains liées, se faisant transpercer le cœur ( les Mayas pratiquant la cardiectomie lors des sacrifices, c'est à dire l'extraction du cœur ) par une longue épée.

 

Cette gravure est d'ailleurs source d'idées farfelues selon la théorie des anciens astronautes, car si l'on tourne la photo sur elle-même de 90 degrés, l'on peut soi-disant apercevoir Pakal chevauchant une machine à réaction antique, l'épée se transformant en une sorte de vaisseau spatial. Qu'en pensez-vous ? Preuve d'un savoir extra-terrestre complètement disparu de nos jours ou tout simplement d'interprétations erronées sorties tout droit de l'esprit d'humains en manque de scoop  ? À vous de vous faire votre propre jugement en visionnant la photo ci-dessous.

Tombe du roi Pakal

EFFONDREMENT

Entre 600 et 800 de notre ère, les Mayas connaissent l'apogée de leur civilisation. Mais finalement, comme dans toute civilisation qui se respecte, le déclin n'est jamais très loin. Les techniques d'agriculture permettant jusqu'à présent de subvenir aux besoins de la population ne sont plus suffisantes pour pallier au manque de nourriture.

 

Les scientifiques s'accordent à dire qu'un appauvrissement progressif des sols suite à la déforestation ( Les Mayas reculant toujours plus les cultures de maïs pour agrandir leurs champs ), certains glissements de terrains et l'étalage des richesses de monarques imbues de leurs personnes, ont poussé la population à déserter en quelques 200 ans ces éblouissantes cités implantées depuis plusieurs siècles.

 

Malgré toutes les avancées des historiens recherchant inlassablement des preuves du passé, la fin du monde Maya ne cessera d'être entourée de mystère. Comment un peuple parvenant à bâtir des monuments résistant invariablement aux assauts du temps, ayant réussi à déterminer avec précision la durée d'une année solaire ( leur calendrier mesure 365,2420 jours contre 365,2422 jours actuellement )  comprenant bien avant tout le monde l'usage du zéro, s'est éteint de lui-même, comme si il avait couru à sa perte depuis le tout début pour avoir suivi ses normes basées sur la construction d'édifices consacrés aux dieux plutôt qu'encourager à l'humilité.

 

Mais rien n'indique que même si le tout était resté viable, il ne se serait pas effondré 100 ans plus tard face à un danger d'autant plus violent et soudain : l'homme blanc et son désir de conquêtes.

 

 

 

Un grand merci a vous d'avoir lu jusqu'au bout.

 

 

Cenote Noh Mozon

Pyramide de kukulcan, Chichen Itza

Pyramide de Kukulcan, Chichen itza

Ce n'est d'ailleurs pas la seule interaction inédite que l'on peut observer chez ces experts bâtisseurs. A l'entrée du site archéologique d'Uxmal, la pyramide imposante du magicien (ou du devin) se dresse de toute sa splendeur en guise d'introduction à la visite, comme si elle nous invitait à découvrir son secret dans le but de nous épater. A première vue, mise à part la puissance que dégage ce colosse, tout semble anodin. Mais quelques instant plus tard, je fus stupéfait de constater que lorsque je tape dans mes mains, la pyramide communique !


Grâce à un ingénieux système de dispositions des bâtiments d'Uxmal ainsi que de l'architecture toute particulière de celle du magicien, le son de mes mains s'entrechoquant, "rebondit" contre les parois, faisant retentir une sonorité distordue rappelant précisément le cri d'un oiseau vénéré par les Mayas s'appelant Quetzal.

Cette singularité était en fait utilisée par le prêtre ou le roi, pour rassembler le peuple aussi vite que possible, le son se diffusant perceptiblement à chaque recoins de la cité.


Comment ne pas rester pantois face à tant d'ingéniosité ?

Il ne fait aucun doute que nos ancêtres sud-américains disposaient d'un savoir dépassant l'entendement. 

INFRAMONDE

Le sol calcaire très poreux de la péninsule du Yucatan fut façonné au fil du temps en raison de nombreuses étapes d'érosion, ce qui créa différentes cavités souterraines un peu partout que l'on appelle : Cenotes. Le sol friable absorbant facilement l'eau, s'effondre et laisse apparent un trou béant ou plus subtil, à l'exemple d'une brèche ( Cela dépend bien sûr de l'épaisseur du sol ), rempli d'eau salée provenant soit de la mer soit d'une galerie immergée d'eau douce déjà présente. On en compterait dans l'actuel Mexique environ 10 000.

 

Pour les Mayas, ces puits naturels étaient une porte d'accès vers un monde sombre et lugubre nommé "Inframonde" ou encore "Xibalba". Certains cenotes étant particulièrement profonds, comportent des centaines de boyaux étroits pourvus de longueurs variant de quelques mètres à plusieurs kilomètres, donnant libre court à toutes sortes de mythes plus étranges les uns que les autres : le monde inférieur dispose de 9 niveaux, chacun dirigé par un seigneur de la nuit plus ou moins cruel. Selon le Popol Vuh ( manuscrit Maya remontant aux origines de leur mythologie ), les jumeaux Hunahpu et Xbalanque défièrent les seigneurs pour venger la mort de leur père assassiné quelques temps plus tôt. Malheureusement, Xbalanque fut décapité par le Dieu chauve-souris Cama Zotz durant une épreuve, mais Hunahpu réussit à lui recoller la tête, ce qui sidéra les seigneurs, se découpant dans la foulée pour se reconstituer à leur tour. Se rendant compte à contrecoup que le pouvoir de reconstitution leurs était étranger, Hunaphu et Xbalanque, la vengeance accomplie, montèrent vers le ciel tout en se dématérialisant, devenant ainsi le soleil et la lune.

Au-delà de l'histoire folklorique, l'interprétation est intéressante : Les jumeaux partent dans le monde souterrain ( la nuit est donc sans fin ) et lorsqu’ils réapparaissent, ils permettent aux astres de luire à nouveau au détriment de leurs vies.

 

Histoire d'assombrir toujours un peu plus le tableau que l'on se fait des traditions Mayas, les cenotes furent également des lieux sacrificiels. En période de grande sécheresse ( les Mayas dépendant énormément de la culture du maïs dans le but d'assouvir leurs besoins en nourriture ),  ils sacrifiaient un prisonnier de haut rang ou un volontaire ( ! ) par décapitation, le corps jeté dans la cenote afin de nourrir le dieu Kukulcan du sang de la victime. Le dieu ainsi repu pourra ensuite invoquer les éléments, en l'occurrence dans ce cas bien précis, faire pleuvoir.

 

Le sang avait une valeur inestimable à leurs yeux vu que les dieux en exigeaient régulièrement. Ils n'était pas rare d'en donner sous forme de libations : le peuple ainsi que le roi se perçaient la langue et les oreilles à l'aide d'un aiguillon de raie pastenague afin de faire couler le précieux liquide sur des bandes de papier en écorce, qui seront ensuite offertes gracieusement au dieux. Il est de coutume d'user de cet acte d'adoration plusieurs fois par jours durant de nombreux mois avant certaine célébrations importantes, afin de les combler.

 

Et les croyances Mayas mettent en scène plus de 200 Dieux ! Certains font littéralement froid dans le dos, comme par exemple celle que l'on nomme Ixtab. Considérée comme la déesse des suicides par pendaison, qui une fois l'acte morbide accompli, accompagne et guide l'âme du suicidé jusqu'au paradis faisant office de psychopompe au passage. Autant dire que leur rapport à la vie et à la mort était omniprésent ; mort ou vivant, l'état importait peu tant qu'ils avaient l'approbation des dieux, craignant révérencieusement leur courroux. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cenote Noh Mozon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cenote Noh Mozon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cenote Noh Mozon

POUVOIR & société

Roulant prudemment avec ma voiture dans la réserve de la biosphère Maya qui se situe près de la frontière avec le Guatemala, j'essaie tant bien que mal d'apercevoir à travers ces denses arbustes quelques animaux propres à la jungle Yucatan, avec un soupçon d'espoir de me retrouver nez-à-nez avec un jaguar. Finalement il n'en sera rien, mais le long de ces sauvages 80 kilomètres, je pus quand même observer quelques oiseaux multicolores ainsi qu'une silhouette semblable à une espèce d'autruche, certainement endémique à cette région incroyablement variée, tandis que les cris puissants des singes hurleurs dans le lointain m'accompagnent jusqu'à ma curieuse destination. Le moteur de ma voiture cesse de ronronner. L'excitation est à son comble, me voici enfin en plein territoire Maya, au seuil d'une cité autrefois resplendissante grouillant à l'époque de plus de 50 000 âmes : Calakmul.

L'empire était organisé de manière à accueillir un souverain par région, ce qui avait la particularité de densifier la gestion de ces cités-états, mais qui malheureusement pouvait également le fracturer à cause de l'orgueil des gouverneurs qui se livraient des guerres sans merci, ce fut le cas entre les deux superpuissances de l'époque : Tikal et Calakmul. Les guerres n'étaient pas seulement sanglantes, mais tout aussi spirituelles, la construction de structures mégalithiques plus imposante les unes que les autres en l'hommage des dieux devinrent la norme pour affirmer leur pouvoir. Pour prendre un exemple concret, la structure que vous pouvez observer sur la photo ci-dessus n'est pas une seule et même pyramide, mais en réalité 7. A chaque période d'occupation, les Mayas recouvraient d'une nouvelle couche de pierre celle déjà existante ce qui donna naissance a de géantes structures aux fondations monumentales. En plus du travail de titan que cela devait être, il fallait amasser une quantité de pierres phénoménales pour chaque couche en même temps que de réutiliser les anciennes qui finalement, se faisaient enrober par la nouvelle.

 

Certains conflits pouvaient se résoudre par l'intermédiaire d'un jeu de balle appelé Ulama ou les participants de deux équipes se faisant face, devant se renvoyer une balle en caoutchouc d'environ 3kg avec comme seule partie du corps les hanches, coudes et fesses sans que celle si touche le sol, comme au volley-ball en somme. A défaut de pouvoir utiliser les pieds ou les mains, le jeux devait être d'une difficulté sans nom, le but ultime étant de faire passer la balle dans le trou d'un des deux anneaux se trouvant accrochés au mur délimitant le terrain. Chose quasiment impossible au vu du faible diamètre de ceux-ci ! Ce serait comme vouloir faire passer un ballon de foot de 70 cm de circonférence dans un trou d'une centaine de cm disposé en hauteur sans l'aide de nos membres… Autant dire que pour les plus impatients d'entre nous, il y aurait de quoi s'arracher les cheveux.

Anneau du jeu de pelote

Mosaique murale Maya

Ces guerres intestines mirent à mal le monde Maya, mais ne les empêchèrent pas de devenir d'incroyables sculpteurs ayant le souci du détail. Bon nombre de magnifiques stèles, de portes ornementales, de murs finement décorés ont été découverts comportant de minutieux motifs retraçant les évènements marquants de la vie des souverains comme des scènes de vie du quotidien ou encore celles de célébrations de victoires remportées lors de batailles.

 

Un des dessins les plus sophistiqués ayant été retrouvés se situe à Palenque ( État du Chiapas à l'ouest du Yucatan ), sur la dalle du dessus de la tombe du roi Pakal, où l'on peut observer la finesse des gravures représentant le seigneur positionné sur un autel, les mains liées, se faisant transpercer le cœur ( les Mayas pratiquant la cardiectomie lors des sacrifices, c'est à dire l'extraction du cœur ) par une longue épée. Cette gravure est d'ailleurs source d'idées farfelues selon la théorie des anciens astronautes, car si l'on tourne la photo sur elle-même de 90 degrés, l'on peut soi-disant apercevoir Pakal chevauchant une machine à réaction antique, l'épée se transformant en une sorte de vaisseau spatial. Qu'en pensez-vous ? Preuve d'un savoir extra-terrestre complètement disparu de nos jours ou tout simplement d'interprétations erronées sorties tout droit de l'esprit d'humains en manque de scoop  ? À vous de vous faire votre propre jugement en visionnant la photo ci-dessous.

Anneau du jeu de pelote

Mosaique murale Maya

Ces guerres intestines mirent à mal le monde Maya, mais ne les empêchèrent pas de devenir d'incroyables sculpteurs ayant le souci du détail. Bon nombre de magnifiques stèles, de portes ornementales, de murs finement décorés ont été découverts comportant de minutieux motifs retraçant les évènements marquants de la vie des souverains comme des scènes de vie du quotidien ou encore celles de célébrations de victoires remportées lors de batailles.

 

Un des dessins les plus sophistiqués ayant été retrouvés se situe à Palenque ( État du Chiapas à l'ouest du Yucatan ), sur la dalle du dessus de la tombe du roi Pakal, où l'on peut observer la finesse des gravures représentant le seigneur positionné sur un autel, les mains liées, se faisant transpercer le cœur ( les Mayas pratiquant la cardiectomie lors des sacrifices, c'est à dire l'extraction du cœur ) par une longue épée. Cette gravure est d'ailleurs source d'idées farfelues selon la théorie des anciens astronautes, car si l'on tourne la photo sur elle-même de 90 degrés, l'on peut soi-disant apercevoir Pakal chevauchant une machine à réaction antique, l'épée se transformant en une sorte de vaisseau spatial. Qu'en pensez-vous ? Preuve d'un savoir extra-terrestre complètement disparu de nos jours ou tout simplement d'interprétations erronées sorties tout droit de l'esprit d'humains en manque de scoop  ? À vous de vous faire votre propre jugement en visionnant la photo ci-dessous.

Tombe du roi Pakal

Anneau du jeu de pelote

Mosaique murale Maya

Ces guerres intestines mirent à mal le monde Maya, mais ne les empêchèrent pas de devenir d'incroyables sculpteurs ayant le souci du détail. Bon nombre de magnifiques stèles, de portes ornementales, de murs finement décorés ont été découverts comportant de minutieux motifs retraçant les évènements marquants de la vie des souverains comme des scènes de vie du quotidien ou encore celles de célébrations de victoires remportées lors de batailles.

 

Un des dessins les plus sophistiqués ayant été retrouvés se situe à Palenque ( État du Chiapas à l'ouest du Yucatan ), sur la dalle du dessus de la tombe du roi Pakal, où l'on peut observer la finesse des gravures représentant le seigneur positionné sur un autel, les mains liées, se faisant transpercer le cœur ( les Mayas pratiquant la cardiectomie lors des sacrifices, c'est à dire l'extraction du cœur ) par une longue épée. Cette gravure est d'ailleurs source d'idées farfelues selon la théorie des anciens astronautes, car si l'on tourne la photo sur elle-même de 90 degrés, l'on peut soi-disant apercevoir Pakal chevauchant une machine à réaction antique, l'épée se transformant en une sorte de vaisseau spatial. Qu'en pensez-vous ? Preuve d'un savoir extra-terrestre complètement disparu de nos jours ou tout simplement d'interprétations erronées sorties tout droit de l'esprit d'humains en manque de scoop  ? À vous de vous faire votre propre jugement en visionnant la photo ci-dessous.

Tombe du roi Pakal

EFFONDREMENT

Entre 600 et 800 de notre ère, les Mayas connaissent l'apogée de leur civilisation. Mais finalement, comme dans toute civilisation qui se respecte, le déclin n'est jamais très loin. Les techniques d'agriculture permettant jusqu'à présent de subvenir aux besoins de la population ne sont plus suffisantes pour pallier au manque de nourriture. Les scientifiques s'accordent à dire qu'un appauvrissement progressif des sols suite à la déforestation ( Les Mayas reculant toujours plus les cultures de maïs pour agrandir leurs champs ), certains glissements de terrains et l'étalage des richesses de monarques imbues de leurs personnes, ont poussé la population à déserter en quelques 200 ans ces éblouissantes cités implantées depuis plusieurs siècles.

 

Malgré toutes les avancées des historiens recherchant inlassablement des preuves du passé, la fin du monde Maya ne cessera d'être entourée de mystère. Comment un peuple parvenant à bâtir des monuments résistant invariablement aux assauts du temps, ayant réussi à déterminer avec précision la durée d'une année solaire ( leur calendrier mesure 365,2420 jours contre 365,2422 jours actuellement )  comprenant bien avant tout le monde l'usage du zéro, s'est éteint de lui-même, comme si il avait couru à sa perte depuis le tout début pour avoir suivi ses normes basées sur la construction d'édifices consacrés aux dieux plutôt qu'encourager à l'humilité. Mais rien n'indique que même si le tout était resté viable, il ne se serait pas effondré 100 ans plus tard face à un danger d'autant plus violent et soudain : l'homme blanc et son désir de conquêtes.

 

 

 

Un grand merci a vous d'avoir lu jusqu'au bout.

Tombe du roi Pakal

EFFONDREMENT

Entre 600 et 800 de notre ère, les Maya connaissent l'apogée de leurs civilisation. Mais finalement, comme dans toutes civilisations qui se respecte, le déclin n'est jamais très loin. Les techniques d'agriculture permettant jusqu'a présent de subvenir aux besoins de la population ne sont plus suffisante pour palier au manque de nourriture. Les scientifiques s'accordent a dire qu'un appauvrissement progessifs des sols suite a la déforestation ( Les mayas reculant toujours plus les cultures de maïs pour agrandir leurs champs ), certain glissement de terrains et l'étalage des richesses de monarques imbues de leurs personnes, ont poussés la population a desertée en quelques 200 ans, ces éblouissantes cités implantées depuis plusieurs siècles.

 

Malgré toutes les avancées des historiens recherchant inlassablement des preuves du passé, la fin du monde Maya ne cessera d'être entouré de mystère. Comment un peuple parvenant à batir des monuments résistant invariablement aux assaults du temps, ayant réussi a determiné avec précision la durée d'une année solaire ( leurs calendrier mesure 365,2420 jours contre 365,2422 jours actuellement ) , comprenant bien avant tout le monde l'usage du zéro, s'est éteint de lui-même, comme si il avait couru a sa perte depuis le tout début du a ses normes basées sur la construction d'édifices consacrés aux dieux plutôt qu'encourager a l'humilité. Mais rien n'indique que même si le tout serait resté viable, il ne se serait pas effondré 100 ans plus tard face à un danger d'autant plus violent et soudain : L'homme blanc et son désir de conquêtes.

 

 

Un grand merci a vous d'avoir lu jusqu'au bout.

 

        Calakmul / structure 2 / 45 mètres de hauteur